Le plaisir, effectivement !

Le plaisir, effectivement !

Parler d’effectif renvoie immédiatement dans nos esprits à une numération, au nombre de Rotariens à jour de leur cotisation dans les clubs, les districts, les zones et dans le monde. Ce n’est pas une erreur. Employer ce mot sous forme d’adjectif renvoie, par contre, à la réalité des choses. Je te propose un petit parcours de sémantique pour bien débuter ce mois.

Depuis des décennies, on nous explique à l’envi qu’il faut faire venir à nous des professionnels de haute probité qui donneront au Rotary le dynamisme nécessaire pour agir dans le monde et, par la même occasion, de financer la Fondation qui est notre arme de construction massive. Comment contester cette directive ? Elle est logique. Dans des perspectives statistiques et comptables. Ce qui pose problème est que cela ne tient pas. Car on nous explique en même temps qu’il sort autant de Rotariens qu’il en entre. Cela veut dire que le mot « effectif » pris comme un nom commun ne fonctionne pas bien.

Il est donc intéressant de s’attacher au mot en tant qu’adjectif. Est effectif ce qui est réel, avéré, concrétisé. Comment rendre effectifs eux que nous recrutons ? J’ai envie de faire une réponse non conventionnelle (et donc je vais la faire) : par l’ambiance. La cooptation d’un Rotarien est un mariage consenti par les deux parties. Il est donc nécessaire, pour qu’il dure, que le temps du mariage apporte au moins autant de plaisir (même s’il peut être différent) que celui des fiançailles qu’ont été ces quelques visites préliminaires qui ont séduit l’impétrant.

Là est l’enjeu majeur si l’on considère que le temps rotarien n’est plus celui d