Edito Philippe Tricetti

Le premier sommet Africain du Rotary s’est tenu à Marrakech du 27 au 29 mars 2018.

Il était le rêve de Sam Owori Président international élu et décédé l’été dernier.

Placé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, Président d’Honneur du Rotary au Maroc, et en présence de Ian Riseley et son épouse Juliett, ce sommet a abordé les nombreuses problématiques du continent Africain : une courbe démographique exponentielle, confrontée au problème des ressources, l’analphabétisation encore très importante, l’accès à l‘eau et l’assainissement toujours très difficile pour une grande partie de la population, la prévention des maladies et la santé de la mère et de l’enfant.

Voici quelques chiffres qui montre le chemin qu’il reste à parcourir pour que la protection de la mère et de l’enfant soit effective sur notre planète.

Au niveau mondial, quelques 16.000 enfants de moins de cinq ans meurent encore chaque jour. Dans près de la moitié des cas (45 %), la mort intervient dans les 28 premiers jours de vie. La prématurité, les complications de l’accouchement, les diarrhées, septicémies et le paludisme sont les principales causes directes de décès pour les enfants de moins de cinq ans.

De manière globale « près de la moitié des décès est associée à la malnutrition », en affaiblissant la résistance des enfants aux maladies. Nombre de ces décès pourraient être évités si les efforts se concentraient sur des régions clés en Afrique subsaharienne et en Asie du sud-est où les taux de mortalité infantile sont les plus élevés.

L’Afrique subsaharienne affiche les taux de mortalité infantile les plus élevés au monde : un enfant sur 12 y meurt avant ses cinq ans.

Il existe une grande disparité selon les pays d’Afrique, les régions, les villes et les zones rurales…

La réponse est multiple : d’ordre médical, de formation des équipes, de fourniture d’équipements mais aussi par l’alphabétisation des femmes pour l’information, le suivi des traitements et la prévention des maladies de leurs enfants… 

Lors de son intervention Ian Riseley a cité les projets visant l’éradication de la maladie de la poliomyélite, action au cours de laquelle il a été possible de détecter d’autres maladies comme la fièvre jaune ou Ebola.

Évoquant aussi l’importance de l’organisation de ce sommet, il a rappelé que sur le plan organisationnel l’Afrique serait représentée aux instances dirigeantes du Rotary International, notamment le conseil d’administration avec la création de la zone 22

Abdelilah Lahlali, gouverneur du District maghrébin 9010 (qui regroupe le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et la Tunisie), a mis en avant l’enjeu de ce rendez-vous : «Nous sommes arrivés à un tournant décisif où nous devons nous réunir pour nous connaître, débattre de la situation de notre continent et du rôle que le Rotary peut et doit y jouer en tant qu’acteur de la société civile, mais aussi pour concevoir et construire une stratégie durable et fixer une vision de ce que sera le Rotary africain de demain».