Edito Philippe Tricetti

Chers amis rotariens,

L’Alphabétisation est un élément majeur dans la construction de la Paix ou la prévention des conflits.

Analphabétisme qualifie une personne qui ne sait ni lire ni écrire parce qu’elle n’a jamais appris,  à ne pas confondre avec l’illettrisme qui désigne l'état d'une personne qui a été instruite (par une scolarisation ou autre) mais que cet apprentissage n'a pas conduit à une bonne maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul ou que cette maîtrise a été perdue…
Les deux sont des fléaux mais qui ne trouvent pas leurs racines dans le même terreau.

L’Analphabétisation est indissociable de la très grande pauvreté qui frappe certains pays et très préoccupante en Inde et en Afrique dont le taux de natalité aggrave la situation.
L’accès à l’école reste une chimère pour plus de 260 millions d’enfants dont une très grande majorité de filles

Je pourrais continuer à vous énoncer des chiffres ou des statistiques…mais je préfère vous parler de l’humain. Quel avenir pour un enfant qui n’aura jamais appris, ni à lire, ni à écrire ?

Que ressent une petite fille qui voit ses frères aller à l’école et se voit priver de ce premier tremplin sous prétexte qu’elle est une fille ?

Ne rangeons pas rapidement ce problème derrière des phrases toutes faites : « c’est un problème de culture ! »

Un peu rapide et très réducteur. Ce qu’il manque avant tout c’est une aide logistique qu’elle soit humaine ou financière.

Nous avons tous de beaux exemples de clubs impliqués dans la création d’école en contact avec des clubs locaux en Afrique, au Népal, en Inde etc…

Quand vous croisez le regard d’un enfant dans une salle de classe même précaire alors que vous lui remettez crayons et cahiers…alors vous n’avez plus qu’une envie : Continuer et Recommencer !

Agir, nous, rotariennes et rotariens pour que nous prenions part à ce grand défi qu’est l’alphabétisation, socle fondateur de la Paix !

Sans cet apprentissage des connaissances de base, tremplin pour l’acquisition de savoirs et de compétences, l’obscurantisme progresse, prive les populations d’autonomie, et rajoute la violence à la misère.

Nous avons du mal à comprendre ces pays lointains, aux cultures si différentes et nous réfugions derrière ces mots : « il y a tant à faire chez nous… »

Je l’entends, mais il faut avoir côtoyé une seule fois cette misère et ce drame pour savoir où est l’urgence !

Tout ce que nous pourrons faire et réaliser grâce à vos actions, valorisées par notre fondation est un bienfait pour eux et un progrès pour le monde entier.

Pour appartenir à la Promotion de Gouverneur « Nelson Mandela », je ne peux conclure mon propos sans cette phrase plus vraie que jamais :