Edito de Jean Jacques Titon, Gouverneur 2019-2020

Mes chers amis, 

En ce mois de décembre au cours duquel, conformément à notre calendrier rotarien, nous nous penchons sur la problématique de la prévention et du traitement des maladies, je vous invite à réfléchir quelques instants sur les deux vocables, que je considère bien évidemment comme positifs, de cette démarche : prévention et traitement.

Si René DESCARTES définit, en 1637 dans son « Discours de la Méthode », le terme de prévention comme « une opinion préconçue antérieure à tout examen ou raisonnement », il faut attendre la fin du XIXème siècle (1883) pour que le concept trouve sa résonnance actuelle à savoir : analyse et mesures à prendre pour palier la survenance de certains risques ». 

Sans vouloir abreuver mes auditeurs et mes lecteurs de considérations étymologiques, je vois pour nous et dans cette évolution linguistique un motif de satisfaction ; en effet, nos actions en faveur de la prévention des maladies (Espoir en Tête, Polio + pour ne citer que celles-ci) sont bel et bien tournées vers le double principe d’analyse (partenariat avec la FRC dédié au financement de matériel de recherche) et de mesures prises (vaccination avec le programme Polio +).  

Cette brève approche différenciante m’amène à insister sur le principe même d’évaluation d’un besoin tel qu’il peut nous être présenté sachant que la santé génère souvent et tout à fait normalement un réflexe teinté de compassion humaine : on ne peut pas rester sans réaction sensible à une souffrance qu’elle soit, physique ou psychique ;

ceci posé et pour des raisons d’efficacité, ne restons pas sur la définition de DESCARTES en posant la vision qui nous est propre sur une situation que nous n’aurions pas analysée ;

recherchons toujours la nature et le sens de la demande qui nous est adressée ;

l’immense succès thérapeutique de POLIO +, la valeur de notre contribution quant à la recherche sur les maladies du cerveau sont fondés, entre autres, sur cette vigilance. Faisons donc nôtres les principes porteurs de ces avancées.

Quelques mots encore à propos du terme « traitement » ; celui-ci recouvre, vous le savez, plusieurs significations : le traitement de l’information, le traitement des données numériques, le traitement des fonctionnaires, … mais deux acceptions retiennent particulièrement mon attention en lien avec le sujet qui nous occupe ici : la première nous parle de la manière de considérer et d’agir avec une personne ou un groupe ; ce point est indissociable, selon moi, de celui immédiatement suivant : le traitement des maladies ! Lorsque nous offrons un peu de notre temps, un peu de notre argent pour mettre en œuvre un processus curatif, quel qu’il soit, ce n’est pas le seul vaccin que nous « achetons », ce n’est pas le seul chercheur que nous dotons de tel ou tel matériel, c’est, en définitive, l’individu qui bénéficiera de l’un ou de l’autre que nous accompagnons dans son immunité, dans sa guérison et, plus généralement encore, dans son mieux-être !    

L’adage populaire nous dit : « il faut mieux prévenir que guérir » ; mettons en œuvre ces deux dimensions et nous accomplirons, comme nous le faisons déjà, notre mission rotarienne.    

Avec toute mon amitié, 

Jean-Jacques TITON