Décembre – le mois de la prévention et du traitement des maladies

Chaque année, ce sont circa 36 millions de dollars qui sont utilisés par le ROTARY pour la prévention et le traitement des maladies, par le biais des subventions mondiales.

A l’origine, la FONDATION ROTARY accomplissait sa mission de service avec de petits projets, répondant principalement à des besoins locaux,
Et aujourd’hui, ce sont les 35.000 Rotary Clubs qui perpétuent cette action de proche environnement.
Mais le fait majeur, celui qui nous fait reconnaître au plus haut niveau, c’est notre ambition d’atteindre des buts de plus grande portée, de portée internationale.

Les meilleurs exemples sont bien sûr notre lutte contre la polio et nos efforts permanents pour alimenter les pays en eau potable.

En ce mois rotarien de la prévention et de la lutte contre la maladie, je voudrais vous donner un autre exemple de lutte contre la maladie en vous parlant de la fièvre dengue.

La fièvre dengue

A SURAKARTA (Indonésie), le RC SOLO KARTINI, et celui de WESTPORT (USA), ont décidé de s’attaquer à la fièvre dengue, transmise par un moustique proliférant dans les climats tropicaux, qui se manifeste part des maux de tête sévères, une fatigue exténuante et des vomissements.
Les moustiques se reproduisent dans les eaux stagnantes, les décharges et même les baignoires.
En Indonésie, les baignoires étant traditionnellement en ciment noir, la subvention mondiale de la Fondation a commencé par servir à recouvrir le ciment de carreaux blancs pour rendre plus visibles les larves de moustiques…

La population a été formée au nettoyage antimoustique, à la fermeture des couvercles de réservoirs d’eau et à l’enfouissement des déchets.

Le département de santé publique de SURAKARTA, dès lors sensibilisé à la prévention, étend l’action des carreaux blancs à tous les quartiers de la ville, afin der lutter contre la fièvre dengue.

Sous nos latitudes aussi…

Nous ne sommes pas épargnés, depuis que le moustique tigre est arrivé jusqu’à nous

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) est l’une des 100 espèces les plus invasives au monde, étant actuellement présente dans 100 pays sur les 5 continents. 
Il se développe majoritairement en zone urbaine. La femelle pond sur des surfaces solides se situant à quelques millimètres au dessus d’une eau stagnante, dans les vases, soucoupes de pots de fleurs, gouttières mal vidées, vieux pneus, récipients abandonnés.

Elle pond aussi dans les creux de rochers, les trous d’arbres, les flaques d’eau.

Après l’accouplement, les femelles stockent les spermatozoïdes dans leur spermathèque pour toute la vie. Selon la température, l’ovogénèse dure environ 3 jours et les femelles pondent 40 à 80 œufs à la fois.

Les femelles vivent environ un mois entre 25 et 30 °.

En région PACA, un organisme est chargé de la surveillance. L’EID-Med (Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen) coordonne l’ensemble des actions de surveillance sur le territoire métropolitain.

Le moustique-tigre, vecteur de maladies

  • Le chikungunya est transmis par le moustique femelle (les mâles ne piquent pas) qui s’attaque également à d’autres espèces (caméléon, poule, rat, chien, chèvre), mais l’homme est choisi dans 70 à 90 % des cas.
     
  • La dengue a été recensée à Nice depuis 2010 et dans le Var depuis 2014 mais les cas sont extrêment rares.
     
  • Le virus Zika, qui n’a pas fait son apparition en Europe. Une épidémie a été observée en Amérique latine.
     
  • D’autres maladies sont apparues en zones tropicales et notamment l’encéphalite de Saint-Louis.

La protection

Le ministère de la Santé conseille de porter des vêtements recouvrant au maximum le corps, d’utiliser des moustiquaires, notamment sur les berceaux et aux fenêtres, de se climatiser.

Les produits répulsifs cutanés sont recommandés.

Afin d’éviter l’augmentation du nombre de moustiques, il est possible de s’équiper de pièges spéciaux, en évitant les appareils à lampe ultra-violet qui tuent tous les autres insectes nocturnes sans toucher aux moustiques-tigres.

La recherche

Des recherches de « suppression de population » sont en cours, à la Réunion et en Italie par la technique de la stérilisation ou encore celle de « remplacement de population ».
Voilà pour la lutte contre ce vecteur de maladies qu’est le moustique-tigre qui doit nous pousser à éduquer nos proches dans un but prophylactique. 

Il s’agit d’une mesure permanente que nous pouvons mettre en œuvre au quotidien, sans aller traverser les mers…

Les chiffres mondiaux relatifs à la santé :

  • Le taux de mortalité dû au paludisme a diminué de 65 % parmi les enfants de moins de 5 ans, entre 2000 et 2015, sans autres progrès notables depuis (UNICEF).
  • 40 millions de personnes meurent chaque année de maladies non transmissibles (Alliance mondiale pour l’hépatite).
  • 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH et seuls 17 millions bénéficient d’un traitement médical (Centre américain pour la prévention et le traitement des maladies).
  • 80% des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des diabètes peuvent être évités (OMS).

Ces quelques chiffres donnent à réfléchir aux rotariens que nous sommes et permettent de cibler nos actions de façon efficace.

Alors, élisez un objectif et faites bouger les lignes !

 

Chantal PASQUALINI
PDG 2008-2009
RC Nice Riviera Côte d’Azur