Editorial du Président de la Fondation Rotary

Cinquante pour cent de la population mondiale a moins de trente ans. Il est donc important de se demander ce que veulent les jeunes. Bien sûr, chaque génération doit se poser cette question, mais elle est importante aujourd'hui pour le Rotary car nos clubs doivent évoluer pour mieux servir des communautés en constant changement.

La récente enquête Global Shapers du Forum économique Mondial, réalisée auprès de plus de 30 000 personnes de moins de 30 ans dans 186 pays, nous fournit des informations précieuses.

Une majorité des sondés considèrent que le changement climatique et les conflits sont les problèmes les plus importants auxquels nous faisons face. Ils voient également l'entreprenariat et l'environnement des start-ups comme essentiel à l'épanouissement des jeunes. Ils sont cependant moins optimistes quant au fait d'être capables de faire entendre leur voix. Plus de la moitié des réponses soulignent en effet que les « opinions des jeunes » ne sont pas prises en compte avant que des décisions importantes soient prises au niveau national.

Une bonne nouvelle cependant, durant mes déplacements dans plusieurs dizaines de pays cette année, de nombreux Rotaractiens m'ont signalé qu'ils pensaient être entendus par les dirigeants du Rotary.

Il est clair que les jeunes veulent avoir un impact sur les problèmes qui leur semblent important, que ce soit dans le monde ou dans leur ville. Par-dessus tout, lorsqu'ils s'impliquent dans une action, ils veulent voir des résultats. Un bon exemple est le duo père-fils Tulsi et Anil Maharjan, du Rotary club de Branchburg Township, dans le New Jersey. Grâce à une subvention de la Fondation Rotary, ils montent des actions de microcrédit et de construction d'habitations, et proposent des bourses d'études au Népal pour les survivants du tremblement de terre qui a frappé le pays en 2015.

Grâce aux changements adoptés par le Conseil de législation 2016, les clubs ont désormais la possibilité de fonctionner de la manière qui leur convient le mieux. Cela permet ainsi de proposer davantage de modèles de clubs, qu'il s'agisse du format des réunions ou des types de membres.

En embrassant la flexibilité, nous pouvons permettre à des fils comme Anil de travailler aux côtés de leur père dans son Rotary club. Je vous presse aussi d'encourager personnellement des Rotaractiens à tirer parti de la possibilité de rejoindre un Rotary club tout en restant membre du Rotaract. Faites-leur découvrir notre Fondation et comment elle peut les aider à réaliser leurs rêves et à faire le bien dans le monde.

En passant à l'action aujourd'hui, nous pouvons ouvrir la voie à plus de 200 000 futurs leaders qui pourrons alors laisser leur empreinte et avoir un impact pour les générations futures.