Travail durable

La question est : comment travailler ?
La finalité du travail est connue depuis la Genèse, ce n’est donc pas un terrain de réflexion. Les modalités du travail en constituent un car elles ont évolué au fil du temps et l’on pense qu’elles se sont améliorées par rapport au passé. Moi, je pense qu’elles ont empiré. Tu vas dire que je suis un provocateur, mais pas cette fois-ci. Tu me diras que les enfants ne poussent plus des wagonnets dans les mines et tu auras raison. Mais, aujourd’hui, on a remplacé la souffrance physique par la violence psychologique.
Cette approche n’est pas viable, elle est condamnée à brève échéance, sauf à remplacer toute personne par une robot ou un ordinateur.

Les causes en sont connues : concurrence, dumping économique, exigences des actionnaires, financiarisation du capitalisme libéral…

On ne peut, toutefois, pas les balayer d’un revers de main à l’instar de ce que prétendent certains hommes et femmes politiques, ce serait trop facile et c’est fantaisiste. Les conséquences ne sont pas moins connues : saturation psychologique et accroissement du nombre de « burn out », dévalorisation de la valeur « travail », accroissement indéfini de la productivité par l’automation et l’informatisation et réduction du nombre des postes de travail, obsolescence rapide des compétences, fin des cultures d’entreprise …